vendredi 3 mars 2017

HISTORIQUE DES CAMPAGNES DE PRÉVENTION DE LA SOPFEU

Abaisser le nombre de feux de cause humaine a toujours fait partie des objectifs de la SOPFEU. Depuis sa création en 1994, plusieurs campagnes de prévention ont été mises sur pied afin de sensibiliser la population aux risques d’incendie de forêt et afin de la conscientiser aux bons comportements à adopter. Cet article vous présente une synthèse de ces campagnes. Peut-être vous souviendrez-vous de certaines d’entre elles?

1994-1997 : ENSEMBLE, PROTÉGEONS NOS FORÊTS

La première campagne de prévention réalisée par la SOPFEU était davantage destinée aux employés. En effet, l’année 1994 marque la fusion des sept sociétés de conservation de l’époque en une seule entité provinciale. «&nbspEnsemble, protégeons nos forêts&nbsp» se veut donc un slogan fédérateur et met l’accent sur la collaboration au sein de cette nouvelle entité.

1998-2000 : LA NÉGLIGENCE C’EST FAIRE UN TRAIT SUR LA FORÊT

Le SOPFEU lance une nouvelle campagne en 1998, «&nbspLa négligence c’est faire un trait sur la forêt&nbsp», destinée aux amateurs de plein air. Cette campagne veut leur faire comprendre que leurs gestes ont un impact sur la préservation de nos forêts. Plusieurs moyens originaux sont utilisés pour diffuser ce message, dont l’installation de bornes kilométriques et d’affiches encadrées le long de la piste cyclable Jacques-Cartier dans la région de Portneuf.


2001-2003 : AVANT D’ALLUMER, PENSEZ-Y!

En 2001, la campagne «&nbspAvant d’allumer, pensez-y!&nbsp» est mise en place pour trois années. Accompagnée d’affiches, de feuillets informatifs et de messages radiophoniques, cette campagne vise à faire prendre conscience aux amateurs de plein air de tout ce qu’ils peuvent perdre en raison d’un incendie de forêt. L’objectif est de les conscientiser en évitant de les culpabiliser.

Les efforts de prévention sont dirigés auprès de ceux qui pratiquent des activités récréatives en forêt (pêcheurs, chasseurs, excursionnistes, campeurs, cueilleurs de fruits sauvages), et auprès des employés d’exploitation et des ouvriers sylvicoles. Le visuel de la campagne se traduit par les photographies d’un travailleur forestier, de pêcheurs et de campeurs sur une affiche que le feu consume. Ce visuel rend compte des pertes que peut occasionner un incendie de forêt et, conséquemment, des activités qu’il devient impossible de pratiquer.


 2005-2008 : INFLAMMABLE, ATTENTION À LA FORÊT!

Cette campagne vise particulièrement les amateurs de plein air, mais aussi tous les utilisateurs de la forêt tels les propriétaires de chalets, les chasseurs et les travailleurs forestiers. Précieuse, bénéfique et source d’activités diverses, la forêt n’en reste pas moins fragile et vulnérable face au feu. Avec son slogan court et accrocheur, cette nouvelle campagne met de l’avant la grande vulnérabilité de la forêt. 

Si vous faites un feu de camp : attention à la forêt! Si vous allumez une cigarette : attention à la forêt! Exprimé de façon simple et directe, ce message de prévention a pour but de faire son chemin dans la conscience populaire.

De plus, le concept visuel d’un pictogramme stylisé d’inflammabilité superposé à une forêt pleine de vie démontre la menace qui plane sur cette grande richesse et sur toutes les activités qui en découlent.  Dès que le feu est en jeu, tout peut basculer. La forêt nous lance un appel à la prudence. 

À PARTIR DE 2009: DÉVELOPPEMENT DE PLANS DE SENSIBILISATION ET DE PRÉVENTION

À partir de 2009, la SOPFEU mise plutôt sur l’élaboration de plans stratégiques de sensibilisation et non sur des campagnes publicitaires à proprement parler. Cette approche permet de développer des moyens de communication spécifiques à des groupes identifiés préalablement. Ainsi, selon les besoins, ces plans se concentrent tour à tour sur les résidents ruraux, les amateurs de plein air et les employés d’exploitations forestières qui représentent les principaux groupes responsables des incendies de forêt. 

En 2009, la SOPFEU lance le concours «&nbspTourne ta pub, pour la protection des forêts contre le feu&nbsp». Ce concours a pour objectif de recourir aux jeunes afin qu’ils agissent comme agents multiplicateurs auprès des amateurs de plein air.

L’année 2011 est, quant à elle, marquée par le lancement du sac à eau. Cet outil de prévention est toujours utilisé à ce jour. Léger, imperméable et autoportant, il permet d’avoir à portée de main la bonne quantité d’eau pour éteindre un feu de camp. La diffusion de cet outil vise donc à réduire l’occurrence des incendies de forêt causés par les feux mal éteints

Pour soutenir ses efforts, la SOPFEU conçoit en 2012 de nouvelles publicités sous le thème «&nbspMa forêt…&nbsp». Dans ces publicités, un chasseur, un pêcheur, une résidante, une famille ainsi qu’un travailleur forestier montrent l'importance de protéger la forêt en présentant les dommages engendrés par le passage du feu. Il en est de même pour une affiche représentant un chalet qui risque d’être rasé par les flammes. Elle explique aux résidants et aux utilisateurs de la forêt que 70 % des incendies de forêt sont causés par l’activité humaine et que seuls ceux-ci peuvent faire la différence. 

Le développement d’une présence accrue sur les médias sociaux permet également à la SOPFEU de rejoindre ses publics en temps réel et d’adapter ses messages de prévention à la situation qui prévaut en forêt. Afin d’être encore plus présente lors des activités en forêt, elle lance également une application mobile en 2015 pour iPhone qui sera suivie par une version Android en 2016. Cette dernière permet d’être informé du danger d’incendie, des mesures préventives et des feux en activité. 

Tous ses efforts semblent avoir porté fruit puisque la moyenne des incendies de forêt de cause humaine a connu une diminution constante depuis la création de la SOPFEU. Malgré tout, il importe de continuer à travailler tous ensemble pour protéger nos belles forêts!

vendredi 9 décembre 2016

JOURNÉE DE LA FAMILLE À LA BASE DE MANIWAKI

Vous avez toujours désiré présenter à vos proches votre lieu et votre équipe de travail?

C’est exactement ce que les employés de la base de Maniwaki ont fait le 23 août dernier. Parents, enfants, petits-enfants, conjoints et conjointes ont participé à cette toute première journée de la famille.

Dès 9 h, les visiteurs ont été accueillis dans la salle de réunion. Ils ont assisté à une présentation sur la SOPFEU adaptée à tous les groupes d’âge.

Ensuite, le groupe a visité les bureaux, la base terrestre et le Centre régional de lutte. Ils ont pu voir les outils de planification utilisés de la détection à la suppression des incendies de forêt. La visite s’est poursuivie à l’entrepôt où les visiteurs en ont appris davantage sur différents lieux de travail tels que la salle qui permet de tester les tuyaux, l’atelier de réparation de tuyaux, l’atelier d’entretien des outils manuels, l’atelier mécanique, la salle de couture ainsi que l’aire d’expédition.

Pour le dîner, tous les visiteurs ont pu participer à un BBQ. Un événement très convivial pour les grands comme les petits.

À la fin du repas, Stéphane Martel, chef de base, a conscientisé les familles sur leur rôle dans la santé et la sécurité des employés. Chaque employé a ensuite complété un contrat d’engagement avec sa famille. 

Pour terminer, une équipe de pompiers forestiers a simulé une attaque initiale héliportée. Les visiteurs ont été impressionnés de voir les pompiers à l’œuvre lors de l’arrivée de l’hélicoptère, de l’installation de la motopompe et de l’arrosage du feu. Nul besoin de mentionner que les petits avaient des étoiles dans les yeux lorsqu’ils ont pu tenir la lance et s’asseoir dans l’hélicoptère.

Somme toute, cette expérience a été enrichissante pour les quelque 60 visiteurs. Chacun semblait comblé d’en avoir appris autant sur le quotidien de leur proche. Par la même occasion, les employés ont été très fiers de pouvoir montrer la complexité et l’importance de leur travail.

SUR LES TRACES DE L’HISTOIRE DE LA SOPFEU


Depuis l’été 2015, le Service de la prévention et de l’information s’est lancé dans le projet ambitieux de documenter l’histoire de la SOPFEU. Cette histoire, riche de vingt-deux années d’expérience dans la protection des forêts québécoises, ne résidait pour l’instant que dans la mémoire de ceux qui l’ont vu naître et grandir et dans les rapports annuels de l’organisation. Ainsi, aucun document ne recensait le développement de la SOPFEU, de ses débuts en 1994 jusqu’à maintenant. 


La démarche entreprise visait donc à documenter dans un premier temps les motivations qui ont mené à la création de la SOPFEU et, de ce fait, à la fusion des sept sociétés de conservation de l’époque. Les recherches effectuées approfondissent les démarches et les consultations qui ont été nécessaires à ce grand projet. À partir des témoignages de ceux qui ont contribué à la mise en place de la Société, elles font également état des bénéfices et des difficultés qui en ont résulté. Finalement, elles dressent le portrait de tout ce qui a été accompli au cours des années et des défis qui restent encore à relever.


Pour réaliser ce projet, une première cueillette d’information a été réalisée à partir des rapports annuels afin de faire ressortir les événements marquants de chaque saison ainsi que les développements et évolutions qui ont touché l’organisation à travers les années. Ces recherches ont par la suite été bonifiées à l’aide d’un sondage auprès d’employés présents lors de la fusion des sept sociétés de conservation. De plus, pour enrichir les informations recueillies et pour agrémenter les textes de contenus vidéo, des entrevues ont été réalisées auprès d’employés de toutes les bases. Cette démarche a permis de capter jusqu’à maintenant 18 entrevues et plus de 15 heures de contenu vidéo. Ces rencontres se poursuivront durant l’hiver. Des demandes d’archive ont aussi été faites auprès de Radio-Canada afin de documenter les incendies majeurs qu’a eu à combattre la SOPFEU. 


Les premiers résultats de cette démarche ont été présentés aux employés lors de la réunion générale d’automne. Les textes regroupés sous la forme d’un journal leur ont permis d’en apprendre davantage sur la création et l’évolution de leur organisation. Nous vous invitons à consulter ces textes qui sont  disponibles en cliquant ici!

PLAN DE PRÉVENTION 2016-2019 : UN PREMIER BILAN

Bien que la saison 2016 n’ait pas été marquée par de grandes superficies de territoires forestiers affectées par le feu, il n’en demeure pas moins que les feux de cause humaine sont des problématiques récurrentes. Comme le démontre ce graphique, près de 70 % des feux où la SOPFEU est intervenue cette année sont liés à des activités de récréation et des feux de résidents. 



Échelonné sur quatre ans, la saison 2016 marquait la première année du nouveau Plan de prévention. À ce titre, quatre enjeux ont été retenus pour diminuer les feux de cause humaine.

Les brûlages printaniers 
Nous avons étudié les règlements de brûlage des municipalités à risque dans le but de peaufiner un document d’information permettant de proposer des solutions d’amélioration aux municipalités identifiées. Pour 2017, les municipalités les plus à risque ont été ciblées et des séances d’information et de prévention sont prévues pour le printemps prochain. Les régions problématiques sont la Montérégie, le Centre-du-Québec, l’Estrie, les Laurentides, Lanaudière et l'Outaouais.

Les activités récréatives 
Afin d’atteindre nos objectifs, nous avons dressé une liste des partenaires qui seront amenés à nous aider dans la prévention des incendies. Pour 2017, nos outils de prévention seront encore à l’honneur comme le sac à eau et l’allume-feu.

Les plateformes technologiques  
Annuellement, nous montons des campagnes d’éducation et de sensibilisation sur Facebook et Twitter. Ces interventions nous permettent de toucher rapidement notre public cible en plus d’interagir rapidement avec eux.

La communication interne  
Nous avons déposé en 2016, un plan de communication interne destiné à tout le personnel dans le but d’expliquer nos objectifs et actions en matière de prévention. 



UN DANGER D’INCENDIE PLUS PRÉCIS


À compter du printemps prochain, le danger d’incendie aura cinq indicateurs afin d’offrir une meilleure représentativité de la situation en forêt. Désormais, une classe « Très élevé » sera présente avant d’en arriver à un indice « Extrême ». Ce changement survient à la suite d’une rencontre entre les différentes provinces et territoires du Canada qui ont décidé d’arrimer leur façon de présenter le danger d’incendie.

Lors de la saison 2017, vous verrez donc de nouveaux panneaux d’inflammabilité à travers le Québec. Ces changements seront également effectués sur le site Internet, les applications mobiles et les bannières de nos collaborateurs.

Un changement qui, nous l’espérons, saura renseigner davantage les utilisateurs de la forêt et prévenir les feux de cause humaine.

L’AÉROPORT DE MATAGAMI ESSENTIEL POUR LA PROTECTION DES FORÊTS NORDIQUES


La Société de protection des forêts contre le feu a vécu une situation contraignante en mai dernier alors que des dénivellations importantes sur la piste de l’aéroport de Matagami ne permettaient plus une opération sécuritaire des avions-citernes et des avions d’aéropointage qui y sont normalement déployés au cours de l’été. Seuls les avions de détection aérienne étaient autorisés à utiliser la piste.

Afin de minimiser l’impact sur le combat des incendies, des mesures de mitigation ont été rapidement mises en place. Dès que le degré d’inflammabilité augmentait dans cette région, des hélicoptères ainsi que des équipes de pompiers forestiers y étaient déployés. Dans les bases d’avions-citernes de Val-d’Or et de Chibougamau le niveau d’alerte était également augmenté.

Les forêts de conifères au nord du Québec sont très vulnérables au feu. Il est primordial d’y intervenir avec une attaque initiale rapide et forte. L’utilisation des infrastructures de l’aéroport de Matagami est essentielle pour atteindre ces objectifs. Dans cette optique, la SOPFEU a préparé un rapport portant sur l’impact du retrait de la piste de Matagami dans ses opérations. Le document a servi de base de discussions entre la Société et les partenaires.

Cette situation préoccupante a vite fait consensus auprès des intervenants impliqués dans le dossier. Ainsi, il a été possible de devancer les travaux de réfection de la piste qui étaient prévus en 2017. À la fin de l’été, une première phase a permis de restaurer une partie de la piste sur une longueur suffisante pour assurer l’utilisation des avions-citernes et  des avions d’aéropointage sans contrainte dès l’an prochain. La réfection complète se poursuivra à l’automne 2017. 

UN JOYEUX TEMPS DES FÊTES!

À l’approche du temps des Fêtes, je tiens à remercier chaleureusement tous nos membres, nos partenaires et, plus particulièrement, les employés pour leur dévouement envers la Société.

Cette année encore, la SOPFEU a su relever de nombreux défis. Tout d’abord, mentionnons l’étude d’optimisation à laquelle s’est prêté notre personnel avec sa rigueur habituelle. Ensuite, la situation en Alberta a permis aux employés de la SOPFEU de mettre son expertise à contribution dans une province grandement éprouvée. Enfin, la mise en place du Plan stratégique 2016-2019 démontre bien notre volonté à poursuivre nos engagements en matière de protection des forêts contre le feu.

Malgré les contraintes budgétaires, chacun a su faire preuve de créativité afin que notre organisation remplisse le mandat qui lui est confié. Je n’ai aucun doute que les mois à venir entraîneront leur lot de défis et que notre Société sera à même de les relever comme toujours.

Je vous souhaite à tous un heureux temps des Fêtes en compagnie de vos proches et ce sera un plaisir de travailler avec chacun d’entre vous pour l’année 2017.

François Lefebvre ing.f., M.Sc.
Directeur général