vendredi 9 décembre 2016

JOURNÉE DE LA FAMILLE À LA BASE DE MANIWAKI

Vous avez toujours désiré présenter à vos proches votre lieu et votre équipe de travail?

C’est exactement ce que les employés de la base de Maniwaki ont fait le 23 août dernier. Parents, enfants, petits-enfants, conjoints et conjointes ont participé à cette toute première journée de la famille.

Dès 9 h, les visiteurs ont été accueillis dans la salle de réunion. Ils ont assisté à une présentation sur la SOPFEU adaptée à tous les groupes d’âge.

Ensuite, le groupe a visité les bureaux, la base terrestre et le Centre régional de lutte. Ils ont pu voir les outils de planification utilisés de la détection à la suppression des incendies de forêt. La visite s’est poursuivie à l’entrepôt où les visiteurs en ont appris davantage sur différents lieux de travail tels que la salle qui permet de tester les tuyaux, l’atelier de réparation de tuyaux, l’atelier d’entretien des outils manuels, l’atelier mécanique, la salle de couture ainsi que l’aire d’expédition.

Pour le dîner, tous les visiteurs ont pu participer à un BBQ. Un événement très convivial pour les grands comme les petits.

À la fin du repas, Stéphane Martel, chef de base, a conscientisé les familles sur leur rôle dans la santé et la sécurité des employés. Chaque employé a ensuite complété un contrat d’engagement avec sa famille. 

Pour terminer, une équipe de pompiers forestiers a simulé une attaque initiale héliportée. Les visiteurs ont été impressionnés de voir les pompiers à l’œuvre lors de l’arrivée de l’hélicoptère, de l’installation de la motopompe et de l’arrosage du feu. Nul besoin de mentionner que les petits avaient des étoiles dans les yeux lorsqu’ils ont pu tenir la lance et s’asseoir dans l’hélicoptère.

Somme toute, cette expérience a été enrichissante pour les quelque 60 visiteurs. Chacun semblait comblé d’en avoir appris autant sur le quotidien de leur proche. Par la même occasion, les employés ont été très fiers de pouvoir montrer la complexité et l’importance de leur travail.

SUR LES TRACES DE L’HISTOIRE DE LA SOPFEU


Depuis l’été 2015, le Service de la prévention et de l’information s’est lancé dans le projet ambitieux de documenter l’histoire de la SOPFEU. Cette histoire, riche de vingt-deux années d’expérience dans la protection des forêts québécoises, ne résidait pour l’instant que dans la mémoire de ceux qui l’ont vu naître et grandir et dans les rapports annuels de l’organisation. Ainsi, aucun document ne recensait le développement de la SOPFEU, de ses débuts en 1994 jusqu’à maintenant. 


La démarche entreprise visait donc à documenter dans un premier temps les motivations qui ont mené à la création de la SOPFEU et, de ce fait, à la fusion des sept sociétés de conservation de l’époque. Les recherches effectuées approfondissent les démarches et les consultations qui ont été nécessaires à ce grand projet. À partir des témoignages de ceux qui ont contribué à la mise en place de la Société, elles font également état des bénéfices et des difficultés qui en ont résulté. Finalement, elles dressent le portrait de tout ce qui a été accompli au cours des années et des défis qui restent encore à relever.


Pour réaliser ce projet, une première cueillette d’information a été réalisée à partir des rapports annuels afin de faire ressortir les événements marquants de chaque saison ainsi que les développements et évolutions qui ont touché l’organisation à travers les années. Ces recherches ont par la suite été bonifiées à l’aide d’un sondage auprès d’employés présents lors de la fusion des sept sociétés de conservation. De plus, pour enrichir les informations recueillies et pour agrémenter les textes de contenus vidéo, des entrevues ont été réalisées auprès d’employés de toutes les bases. Cette démarche a permis de capter jusqu’à maintenant 18 entrevues et plus de 15 heures de contenu vidéo. Ces rencontres se poursuivront durant l’hiver. Des demandes d’archive ont aussi été faites auprès de Radio-Canada afin de documenter les incendies majeurs qu’a eu à combattre la SOPFEU. 


Les premiers résultats de cette démarche ont été présentés aux employés lors de la réunion générale d’automne. Les textes regroupés sous la forme d’un journal leur ont permis d’en apprendre davantage sur la création et l’évolution de leur organisation. Nous vous invitons à consulter ces textes qui sont  disponibles en cliquant ici!

PLAN DE PRÉVENTION 2016-2019 : UN PREMIER BILAN

Bien que la saison 2016 n’ait pas été marquée par de grandes superficies de territoires forestiers affectées par le feu, il n’en demeure pas moins que les feux de cause humaine sont des problématiques récurrentes. Comme le démontre ce graphique, près de 70 % des feux où la SOPFEU est intervenue cette année sont liés à des activités de récréation et des feux de résidents. 



Échelonné sur quatre ans, la saison 2016 marquait la première année du nouveau Plan de prévention. À ce titre, quatre enjeux ont été retenus pour diminuer les feux de cause humaine.

Les brûlages printaniers 
Nous avons étudié les règlements de brûlage des municipalités à risque dans le but de peaufiner un document d’information permettant de proposer des solutions d’amélioration aux municipalités identifiées. Pour 2017, les municipalités les plus à risque ont été ciblées et des séances d’information et de prévention sont prévues pour le printemps prochain. Les régions problématiques sont la Montérégie, le Centre-du-Québec, l’Estrie, les Laurentides, Lanaudière et l'Outaouais.

Les activités récréatives 
Afin d’atteindre nos objectifs, nous avons dressé une liste des partenaires qui seront amenés à nous aider dans la prévention des incendies. Pour 2017, nos outils de prévention seront encore à l’honneur comme le sac à eau et l’allume-feu.

Les plateformes technologiques  
Annuellement, nous montons des campagnes d’éducation et de sensibilisation sur Facebook et Twitter. Ces interventions nous permettent de toucher rapidement notre public cible en plus d’interagir rapidement avec eux.

La communication interne  
Nous avons déposé en 2016, un plan de communication interne destiné à tout le personnel dans le but d’expliquer nos objectifs et actions en matière de prévention. 



UN DANGER D’INCENDIE PLUS PRÉCIS


À compter du printemps prochain, le danger d’incendie aura cinq indicateurs afin d’offrir une meilleure représentativité de la situation en forêt. Désormais, une classe « Très élevé » sera présente avant d’en arriver à un indice « Extrême ». Ce changement survient à la suite d’une rencontre entre les différentes provinces et territoires du Canada qui ont décidé d’arrimer leur façon de présenter le danger d’incendie.

Lors de la saison 2017, vous verrez donc de nouveaux panneaux d’inflammabilité à travers le Québec. Ces changements seront également effectués sur le site Internet, les applications mobiles et les bannières de nos collaborateurs.

Un changement qui, nous l’espérons, saura renseigner davantage les utilisateurs de la forêt et prévenir les feux de cause humaine.

L’AÉROPORT DE MATAGAMI ESSENTIEL POUR LA PROTECTION DES FORÊTS NORDIQUES


La Société de protection des forêts contre le feu a vécu une situation contraignante en mai dernier alors que des dénivellations importantes sur la piste de l’aéroport de Matagami ne permettaient plus une opération sécuritaire des avions-citernes et des avions d’aéropointage qui y sont normalement déployés au cours de l’été. Seuls les avions de détection aérienne étaient autorisés à utiliser la piste.

Afin de minimiser l’impact sur le combat des incendies, des mesures de mitigation ont été rapidement mises en place. Dès que le degré d’inflammabilité augmentait dans cette région, des hélicoptères ainsi que des équipes de pompiers forestiers y étaient déployés. Dans les bases d’avions-citernes de Val-d’Or et de Chibougamau le niveau d’alerte était également augmenté.

Les forêts de conifères au nord du Québec sont très vulnérables au feu. Il est primordial d’y intervenir avec une attaque initiale rapide et forte. L’utilisation des infrastructures de l’aéroport de Matagami est essentielle pour atteindre ces objectifs. Dans cette optique, la SOPFEU a préparé un rapport portant sur l’impact du retrait de la piste de Matagami dans ses opérations. Le document a servi de base de discussions entre la Société et les partenaires.

Cette situation préoccupante a vite fait consensus auprès des intervenants impliqués dans le dossier. Ainsi, il a été possible de devancer les travaux de réfection de la piste qui étaient prévus en 2017. À la fin de l’été, une première phase a permis de restaurer une partie de la piste sur une longueur suffisante pour assurer l’utilisation des avions-citernes et  des avions d’aéropointage sans contrainte dès l’an prochain. La réfection complète se poursuivra à l’automne 2017. 

UN JOYEUX TEMPS DES FÊTES!

À l’approche du temps des Fêtes, je tiens à remercier chaleureusement tous nos membres, nos partenaires et, plus particulièrement, les employés pour leur dévouement envers la Société.

Cette année encore, la SOPFEU a su relever de nombreux défis. Tout d’abord, mentionnons l’étude d’optimisation à laquelle s’est prêté notre personnel avec sa rigueur habituelle. Ensuite, la situation en Alberta a permis aux employés de la SOPFEU de mettre son expertise à contribution dans une province grandement éprouvée. Enfin, la mise en place du Plan stratégique 2016-2019 démontre bien notre volonté à poursuivre nos engagements en matière de protection des forêts contre le feu.

Malgré les contraintes budgétaires, chacun a su faire preuve de créativité afin que notre organisation remplisse le mandat qui lui est confié. Je n’ai aucun doute que les mois à venir entraîneront leur lot de défis et que notre Société sera à même de les relever comme toujours.

Je vous souhaite à tous un heureux temps des Fêtes en compagnie de vos proches et ce sera un plaisir de travailler avec chacun d’entre vous pour l’année 2017.

François Lefebvre ing.f., M.Sc.
Directeur général

mercredi 16 novembre 2016

LE DÉVELOPPEMENT DE LA ZONE DE PROTECTION NORDIQUE

2013
La saison 2013 est marquée par plusieurs événements qui sollicitent fortement les équipes de la SOPFEU. Des équipes de l’extérieur seront d’ailleurs requises pour soutenir la province dans les moments de fortes activités. Le printemps chaud et sec favorise l’éclosion de 159 incendies, dont plusieurs à proximité de zones habitées, causés principalement par des résidents ruraux. Une interdiction de faire des feux à ciel ouvert en forêt ou à proximité est d’ailleurs mise en vigueur dès le 6 mai. Il s’agit de la première fois qu’une telle mesure est appliquée aussi tôt en saison. 
Image satellite des grands feux survenus dans le nord du Québec en 2013

La saison est également marquée par des incendies de grande superficie dans la zone de protection restreinte. Deux de ces incendies sont particulièrement marquants. Un feu près de la communauté crie d’Eastmain ravage 501 689 ha de forêt et force l’évacuation de la communauté. Comme le précise Robert Lemay « Le sud de la province connaît des pannes de courant en raison de ce feu. Une équipe de la base de Val-d’Or sera dans la communauté d’Eastmain pendant deux semaines afin de sécuriser les infrastructures du village. » 

En juillet, une seconde évacuation est nécessaire cette fois sur la Basse-Côte-Nord pour la municipalité de Baie-Johan-Beetz. Une mesure de fermeture de la forêt est aussi décrétée par le ministère des Ressources naturelles sur ce territoire. Suivant ces événements, la ministre commandera une étude afin d’améliorer la gestion des feux au nord du 51e parallèle et sur la Basse-Côte-Nord. « Ce sera le début d’un renouveau en ce qui concerne la protection dans la zone nordique » précise Robert Lemay. 

2014
La saison 2014 se situe largement en dessous des moyennes de saison, tant pour le nombre d’incendies recensés (247) que pour les superficies affectées (414 ha). Le printemps tardif contribue à ce petit bilan.En effet, seuls 82 feux sont enregistrés durant la période printanière comparativement à une moyenne de 308 incendies. Dans la zone de protection intensive, un feu dans une tourbière près de Rivière-du-Loup attire l’attention puisqu’il consumera à lui seul près de la moitié des superficies brûlées durant la saison. La SOPFEU intervient également sur sept incendies en zone nordique, dont deux à proximité des communautés de Kuujjuaq et de Schefferville

En raison des événements survenus l’année précédente dans la zone de protection restreinte, la SOPFEU, à la demande du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs (MFFP), met en place des mesures de protection intérimaires pour la zone de protection nordique de l’Est. La SOPFEU forme une organisation minimale lui permettant d’assurer la prévention, la détection, la surveillance et l’intervention lorsque des feux menacent des communautés sur le territoire de la Minganie, du golfe du Saint-Laurent, de Fermont et de Schefferville. Une entente est également conclue pour la protection de ce territoire entre le MFFP, Hydro-Québec et les Affaires autochtones et Développement du Nord Canada (AADNC). Les particularités de la zone nordique continueront d’être étudiées dans les années subséquentes afin de clarifier le rôle de la SOPFEU. 

2015
La saison 2015 s’avère assez calme pour la SOPFEU qui intervient sur un total de 365 incendies en zone de protection intensive et 400 ha de forêt sont brûlés.

En raison du contexte économique difficile, la SOPFEU doit à nouveau chercher des moyens pour compresser davantage ses dépenses. Un comité est formé afin de poursuivre la révision de ses modes d’opérations et de ses processus dans le but d’identifier des pistes d’amélioration possibles.

La SOPFEU poursuit ses démarches d’élaboration et de déploiement du plan d’intervention spécial pour la zone nordique. Celui-ci identifie entre autres les valeurs à protéger et les types d’interventions à privilégier en cas de feux de forêt. En tout, 19 incendies y sont enregistrés et 4 980 ha brûlés. Une rencontre de planification bihebdomadaire pour la zone nordique est également ajoutée aux pratiques de la Société. 

En plus de vingt ans d’activité, la SOPFEU a connu plusieurs saisons mémorables de lutte contre les incendies de forêt, que ce soit sur le plan du nombre d’incendies, des superficies brûlées ou encore en raison d’événements extraordinaires. Chaque année, une nouvelle page s’ajoute à cette organisation qui continue d’évoluer et de se développer à travers les saisons.

Matériel de prévention développé en 2015 afin de sensibiliser les campeurs aux étapes à respecter lors d’un feu de camp