lundi 15 août 2016

LE FEU UN ALLIÉ POUR LA BIODIVERSITÉ

Le feu a besoin des plantes

Saviez-vous que le feu n’a pas toujours existé ? En effet, il y a plus de 440 millions d’années, le nombre de plantes n’était pas suffisant pour créer assez d’oxygène dans l’atmosphère, un élément essentiel à la combustion. Plusieurs sources de chaleur comme les volcans et les éclairs étaient présentes, mais pas le feu. C’est lorsque la production d’oxygène a été assez importante que les premières traces de végétation calcinée ont été trouvées. À cette période, les chercheurs ont démontré que l’apparition du feu n’a pas modifié la répartition de la couverture végétale, mais au contraire, a aidé à sa prolifération. En effet, plusieurs plantes ont besoin du feu pour survivre dans leur habitat.

La flore a besoin du feu

La fréquence des incendies en forêt boréale a amené cette dernière à s’adapter à ces perturbations. Rapidement après le feu, la nature reprend ses droits. La période de l’année, la superficie ainsi que la sévérité de l’incendie de forêt sont intimement liées à sa biodiversité. 

En forêt boréale, des espèces d’arbres et de plantes bénéficieront du feu et de sa chaleur pour naître ou renaître de leurs cendres. Après le passage d’un incendie, l’un des premiers végétaux à s’installer est la morille de feu, un champignon très convoité. On y retrouvera aussi les bleuets qui profiteront des bienfaits du feu pour se développer.

Les arbres comme le tremble, le pin gris, le bouleau blanc se régénéreront très rapidement après un incendie. Pour se faire, certains feront des rejets de souche qui germeront et permettront leur renaissance. Pour d’autres espèces comme le pin gris, ce sera la chaleur du feu qui permettra aux cônes de s’ouvrir pour libérer ses graines. 

Les insectes ont besoin du feu

Au Québec, après le passage du feu, certains coléoptères plus particulièrement les longicornes, présents dans les secteurs avoisinants, coloniseront les brûlis. Ils y laisseront leurs œufs qui deviendront des larves. Ces derniers se nourriront tout au long de leur métamorphose des nutriments de l’arbre. Ils aideront ainsi le bois à se décomposer. La putréfaction du bois nourrira le sol et permettra à la nouvelle végétation de s’installer.

Les vertébrés ont besoin du feu

Certains animaux recherchent des espaces dégagés pour se nourrir, s’établir et se protéger. L’incendie ayant fait disparaître le couvert forestier, la forêt devient un lieu de convoitise pour plusieurs espèces d’animaux. C’est ainsi qu’au Québec, on retrouvera des populations plus importantes d'espèces d’oiseaux, comme les pics à dos noir ou rayé, dans les brûlis. La présence des longicornes leur servira de nourriture et ils construiront leur nid dans cette forêt perturbée par le feu.

Références

IMPACTS DE LA COUPE DE RÉCUPÉRATION APRÈS FEU SUR LES COLÉOPTÈRES ASSOCIÉS AUX BRÛLIS EN FORÊT BORÉALE : UNE DYNAMIQUE TEMPORELLE, BOUCHER JONATHAN, 2010
SAPROXYLIC BEETLES IN DISTURBED BOREAL FORESTS: TEMPORAL DYNAMICS, HABITAT ASSOCIATIONS,AND COMMUNITY STRUCTURE1, BOUCHER, JONATHAN AND AL., ÉCOSCIENCE, 19 (4): 328-343 (2012)
DIFFERENTIAL RESPONSE OF BIRD FUNCTIONAL TRAITS TO POST-FIRE SALVAGE LOGGING IN A BOREAL FOREST ECOSYSTEM, AZERIA AND AL., ACTA OECOLOGICA 37 (2011) 220E229 
HIGH CONSERVATION VALUE FORESTS FOR BURN-ASSOCIATED SAPROXYLIC BEETLES: AN APPROACH FOR DEVELOPING SUSTAINABLE POST-FIRE SALVAGE LOGGING IN BOREAL FOREST, BOUCHER, JONATHAN AND AL., Insect Conservation and Diversity (2016) doi: 10.1111/icad.12175, 2016
http://www.rncan.gc.ca/forets/rapport/perturbations/16393
http://www.rncan.gc.ca/forets/feux-insectes-perturbations/besoin-des-forets/13082
http://www.rncan.gc.ca/forets/feux-insectes-perturbations/feux/13150

LE FEU UN ALLIÉ POUR LA BIODIVERSITÉ

Le feu a besoin des plantes

Saviez-vous que le feu n’a pas toujours existé ? En effet, il y a plus de 440 millions d’années, le nombre de plantes n’était pas suffisant pour créer assez d’oxygène dans l’atmosphère, un élément essentiel à la combustion. Plusieurs sources de chaleur comme les volcans et les éclairs étaient présentes, mais pas le feu. C’est lorsque la production d’oxygène a été assez importante que les premières traces de végétation calcinée ont été trouvées. À cette période, les chercheurs ont démontré que l’apparition du feu n’a pas modifié la répartition de la couverture végétale, mais au contraire, a aidé à sa prolifération. En effet, plusieurs plantes ont besoin du feu pour survivre dans leur habitat.

La flore a besoin du feu

La fréquence des incendies en forêt boréale a amené cette dernière à s’adapter à ces perturbations. Rapidement après le feu, la nature reprend ses droits. La période de l’année, la superficie ainsi que la sévérité de l’incendie de forêt sont intimement liées à sa biodiversité. 

En forêt boréale, des espèces d’arbres et de plantes bénéficieront du feu et de sa chaleur pour naître ou renaître de leurs cendres. Après le passage d’un incendie, l’un des premiers végétaux à s’installer est la morille de feu, un champignon très convoité. On y retrouvera aussi les bleuets qui profiteront des bienfaits du feu pour se développer.

Les arbres comme le tremble, le pin gris, le bouleau blanc se régénéreront très rapidement après un incendie. Pour se faire, certains feront des rejets de souche qui germeront et permettront leur renaissance. Pour d’autres espèces comme le pin gris, ce sera la chaleur du feu qui permettra aux cônes de s’ouvrir pour libérer ses graines. 

Les insectes ont besoin du feu

Au Québec, après le passage du feu, certains coléoptères plus particulièrement les longicornes, présents dans les secteurs avoisinants, coloniseront les brûlis. Ils y laisseront leurs œufs qui deviendront des larves. Ces dernières se nourriront tout au long de leur métamorphose des nutriments de l’arbre. Ils aideront ainsi le bois à se décomposer. La putréfaction du bois nourrira le sol et permettra à la nouvelle végétation de s’installer.

Les vertébrés ont besoin du feu

Certains animaux recherchent des espaces dégagés pour se nourrir, s’établir et se protéger. L’incendie ayant fait disparaître le couvert forestier, la forêt devient un lieu de convoitise pour plusieurs espèces d’animaux. C’est ainsi qu’au Québec, on retrouvera des populations plus importantes de certaines espèces d’oiseaux comme les pics à dos noir ou rayé dans les brûlis. La présence des longicornes leur servira de nourriture et ils construiront leur nid dans cette forêt perturbée par le feu.

Références

IMPACTS DE LA COUPE DE RÉCUPÉRATION APRÈS FEU SUR LES COLÉOPTÈRES ASSOCIÉS AUX BRÛLIS EN FORÊT BORÉALE : UNE DYNAMIQUE TEMPORELLE, BOUCHER JONATHAN, 2010
SAPROXYLIC BEETLES IN DISTURBED BOREAL FORESTS: TEMPORAL DYNAMICS, HABITAT ASSOCIATIONS,AND COMMUNITY STRUCTURE1, BOUCHER, JONATHAN AND AL., ÉCOSCIENCE, 19 (4): 328-343 (2012)
DIFFERENTIAL RESPONSE OF BIRD FUNCTIONAL TRAITS TO POST-FIRE SALVAGE LOGGING IN A BOREAL FOREST ECOSYSTEM, AZERIA AND AL., ACTA OECOLOGICA 37 (2011) 220E229 
HIGH CONSERVATION VALUE FORESTS FOR BURN-ASSOCIATED SAPROXYLIC BEETLES: AN APPROACH FOR DEVELOPING SUSTAINABLE POST-FIRE SALVAGE LOGGING IN BOREAL FOREST, BOUCHER, JONATHAN AND AL., Insect Conservation and Diversity (2016) doi: 10.1111/icad.12175, 2016
http://www.rncan.gc.ca/forets/rapport/perturbations/16393
http://www.rncan.gc.ca/forets/feux-insectes-perturbations/besoin-des-forets/13082
http://www.rncan.gc.ca/forets/feux-insectes-perturbations/feux/13150

samedi 30 juillet 2016

L’IMPORTANCE DU CLASSEMENT DES PEUPLEMENTS FORESTIERS

Deux fois par jour, le Service météo calcule des indices permettant à l’équipe de la SOPFEU de se préparer à intervenir sur des incendies. Une adéquation entre les prévisions météo et le type de peuplement forestier fournit au personnel de lutte aux incendies de forêt le danger d’incendie en forêt, l’intensité ainsi que la vitesse de propagation d’un feu. Il devient alors primordial pour la SOPFEU d’avoir une bonne cartographie du combustible forestier.

Pour se faire, la Méthode canadienne de prévision du comportement des incendies (MCPCI) définit 16 types de combustibles, c’est-à-dire 16 prédominances de la forêt québécoise, qui ont un impact direct dans le comportement des incendies. Puisque la forêt vit régulièrement des perturbations comme le feu ou encore des épidémies, il est important pour la SOPFEU et le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) de faire des validations du territoire annuellement.

Chaque année, une équipe de la SOPFEU et du MFFP s’affaire à ratifier ou à modifier les données de cette cartographie. Afin d’avoir une vision du combustible réaliste, le groupe est formé d’un planificateur qui identifie l’échantillonnage des secteurs à visiter, d’un analyste des données forestières et des spécialistes en comportement d’incendie.

Sur les lieux, l’équipe survole tout le périmètre en aéronef afin de bien déterminer l’évolution de la forêt et de lui donner une prédominance selon la charte du MCPCI. Par la suite, l’équipe traite les données pour que l’information soit générée sous forme de tesselle. Cette information est inscrite à l’intérieur d’une division des latitudes-longitudes augmentant ainsi la précision de l’information. Ceci permet d’avoir une définition du territoire à une dimension d’environ 14 hectares (ha).
 
 

Le Service de la météo reprend cette donnée chaque année pour fournir une information juste et réelle à l’ensemble de l’organisation. C'est ainsi que la SOPFEU est capable de mieux prévenir, détecter et anticiper les situations d’incendie de forêt au Québec!

lundi 11 juillet 2016

LES ÉQUIPES DE GESTION DES FEUX MAJEURS


Lorsque la foudre embrase les forêts du Québec, ravageant quelques milliers d’hectares ou encore qu’un incendie de cause humaine menace des zones habitées, le déploiement d’une structure de gestion élargie devient parfois nécessaire. Aussi, la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) dispose de deux équipes de spécialistes pour gérer de telles situations.


QUI SONT CES SPÉCIALISTES?


Chacune des équipes se compose de 11 membres, tous des spécialistes dans leurs champs d’activités respectifs soit le commandement, les opérations terrestres ou aériennes, la planification, la logistique ainsi que les finances et l’administration.


Dans leur quotidien, ces spécialistes travaillent dans une des bases d’opérations de la SOPFEU, quelque part au Québec. Lorsqu’une équipe est mobilisée, ses membres sont réunis sur un même site. L’objectif est fort simple : prêter main-forte à une région dans le besoin.




DES RÔLES BIEN DÉFINIS 

Le rôle principal des équipes de gestion consiste à établir des priorités et des objectifs de combat. En effet, lors d’incendies d’envergure, la présence de la population et d’infrastructures essentielles à la sécurité publique doit être considérée, en plus de la ressource forestière.


Tout comme le personnel en poste dans la région à laquelle elle vient en aide, l’équipe de gestion amorce sa besogne quotidienne dès l’aube du jour. Le gestionnaire de la section de la planification valide les prévisions météo et les objectifs établis, ajuste les croquis et identifie les valeurs à protéger en périphérie des incendies. Le gestionnaire des opérations suit attentivement le déploiement des équipes au sol ainsi que l’avancement des travaux. Le gestionnaire de la logistique s’assure que tous seront à la fois bien nourris et bien logés, qu’il y a suffisamment d’équipements de combat et de carburant pour les hélicoptères. Quant au gestionnaire des finances et de l’administration, il est à l’affût du temps du personnel et de l’équipement, du suivi des achats et des contrats ententes.   


POUR UNE PRISE EN CHARGE RAPIDE 

Pour faciliter une prise en charge rapide, la SOPFEU met à la disposition des équipes de gestion de feux majeurs des postes de commandement, des dortoirs mobiles et des remorques sanitaires. Toutes ces installations sont rapidement déplacées et installées à proximité des sinistres, de sorte que dès leur arrivée, les membres de l’équipe sont pleinement opérationnels. Les postes de commandement sont des remorques fermées offrant toutes les commodités nécessaires (salle de travail, radiocommunications, imprimantes, téléphones, internet, etc.).


Quand la nature tarde à collaborer, la guerre du feu devient difficile à gagner. Néanmoins, la SOPFEU met tout en œuvre pour livrer des combats honorables.

mardi 28 juin 2016

PLEINS FEUX SUR LE MÉTIER D'AÉROPOINTEUR

S’il en est un métier peu connu au Québec, c’est bien celui d’aéropointeur. Souvent éclipsé par les flamboyants avions-citernes, l’aéropointeur joue pourtant un rôle déterminant dans le combat des incendies de forêt.

Si l’avion-citerne ne part jamais sans lui, ce n’est pas sans raison!

À la fois analyste, contrôleur aérien et gardien de la sécurité des opérations de combat air-sol, ce spécialiste en comportement d’incendies de forêt appelé « aéropointeur » dirige les opérations de combat, du haut des airs.

Souvent le premier arrivé sur les lieux, il doit sécuriser l’espace aérien qui entoure l’incendie et gérer tous les déplacements d’aéronefs. En même temps, il survole le brasier afin d’analyser son potentiel et de repérer ce qui pourrait servir de coupe-feu ainsi que les valeurs à protéger. Alors, il planifie la stratégie d’intervention des avions-citernes.

La première analyse effectuée par l’aéropointeur constitue une étape cruciale. Selon l’heure de la journée, le comportement du feu, le peuplement environnant, l’indice de sécheresse en profondeur, la topographie, les conditions météorologiques présentes et à venir, l’aéropointeur sera en mesure d’établir une juste évaluation de l’élément  destructeur et de transmettre des informations essentielles au Centre régional de lutte, son quartier général. La première analyse qu’il effectue servira de base à l’organisation de la force terrestre qui sera dépêchée pour affronter l’ennemi.

À l’arrivée des avions-citernes, l’aéropointeur aura identifié les cibles à atteindre. Tout ça en quelques minutes qui s’avéreront cruciales. Il mesurera ensuite l’effet des largages sur le brasier. Son évaluation déterminera donc la durée de la mission des avions-citernes.

L’efficacité de l’aéropointeur 

L’efficacité de l’aéropointeur réside, en partie, dans sa capacité à tourner en rond! Paradoxal, n’est-ce pas? C’est que l’aéropointeur prend place à bord d’un bimoteur qui le mène rapidement au-dessus de l’incendie. Tout au long de la mission, qui peut durer jusqu’à 6 heures, l’appareil tourne autour du brasier, ce qui demande beaucoup d’endurance et un cœur ne souffrant pas du mal de l’air.

Au-dessus de la mêlée, l’aéropointeur joue un rôle stratégique en coordonnant tout le bal aérien. C’est l’aéropointeur qui détourne les aéronefs de l’espace aérien de l’incendie et qui autorise l’arrivée des appareils destinés à la lutte. Il doit également s’assurer que chaque pilote respecte l’altitude et la trajectoire établies pour éviter tout risque de collision entre appareils. Il est, en quelque sorte, une tour de contrôle volante. Il peut coordonner le travail de deux, quatre, six et parfois même jusqu’à une dizaine d’appareils sur un même incendie.

On comprend dès lors l’importance des communications radio pour l’aéropointeur et les membres des équipes de combat. L’échange d’information-clé, selon les points de vue terrestre et aérien, est un gage de succès.

Pour contrer les forces de la nature, alors qu’un incendie de forêt se déchaîne, il faut savoir mettre à profit autant les forces aériennes que terrestres. Le tout dans une perspective d’efficacité, de complémentarité et de sécurité opérationnelle. En ces quelques lignes se résument le savoir-faire et les défis que doit relever l’aéropointeur, chaque fois qu’un incendie de forêt nécessitant l’intervention d’avion-citerne est signalé.

Aéropointeur : une profession pour laquelle il y a peu d’élus

N’entre pas qui veut au sein de cette profession. Si cette fonction en était à ses balbutiements au début des années 70, la SOPFEU compte maintenant une douzaine d’aéropointeurs aguerris. Leur parcours est varié, mais le cheminement privilégié est d’avoir œuvré comme pompier forestier. La formation en foresterie est aussi bien importante. Outre l’aspect académique et l’expérience pratique, c’est le style de vie qu’impose la profession qui requiert le véritable feu sacré.

L’aéropointeur est appelé à effectuer de longues heures de travail. Partir en mission, c’est un billet « aller », sans garantie de retour le soir venu... ni même la semaine suivante! Un aéropointeur peut habiter à Maniwaki, travailler près de Val-d’Or dans la journée, dormir à Roberval, puis repartir le lendemain pour la Côte-Nord. Selon la situation des incendies dans la province, ses services seront requis là où les avions-citernes seront dépêchés.

À quoi carbure l’aéropointeur lorsqu’il n’y a pas de feu?

Quand on veut la paix, on prépare la guerre... Il refait ses munitions, surveille constamment le potentiel de l’ennemi éventuel, évalue ses stratégies, peaufine son savoir-faire et amène ses collaborateurs (les pilotes et les patrouilleurs de détection) à faire de même. L’aéropointeur sait qu’une guerre, même celle contre le feu, n’est jamais gagnée d’avance!

mardi 21 juin 2016

TOUT CE QUE VOUS DEVRIEZ SAVOIR À PROPOS DE NOS PANNEAUX D'INFLAMMABILITÉ: UNE INDICATION IMPORTANTE QUI NE SE FAIT PAS SELON L'HUMEUR DE NOS COLLABORATEURS

Bien que nous puissions tous avoir recours à la nouvelle technologie pour nous informer du danger d’incendie en temps réel avant d’aller en forêt, il n’en demeure pas moins que nos panneaux d’inflammabilité ont toujours leur utilité. Malgré notre site Internet, nos applications mobiles permettant la géolocalisation, nos fameux panneaux constituent des références pour les usagers de la forêt. 


Selon un sondage Léger Marketing, réalisé en 2015 pour le compte de la SOPFEU, 50% des personnes interrogées ont affirmé se référer aux panneaux d’inflammabilité pour s’informer du danger d’incendie. Il est donc important de s’assurer de la qualité de l’information transmise quotidiennement. Pour cette raison, annuellement, le Service de la prévention et de l’information de la SOPFEU doit effectuer un suivi rigoureux auprès des gestionnaires de ces panneaux que nous appelons nos collaborateurs.

Nos panneaux en quelques chiffres :
  • Au Québec, 221 panneaux d’inflammabilité installés en forêt afin de prévenir les incendies;
  • Annuellement, on estime la visibilité des panneaux d’inflammabilité à plus de 5 160 269 d’utilisateurs de la forêt;
  • On parle d’une moyenne de 22 732 utilisateurs par panneau.


Précisons que nous n’accordons pas de panneau à toutes les demandes que nous recevons annuellement. L’objectif de cet outil est de diffuser un dernier message de prévention aux villégiateurs et aux travailleurs avant qu’ils ne s’aventurent en forêt, loin de tout lien de communication. Dans notre analyse pour l’octroi des panneaux, nous tenons compte notamment, des liens de communication disponibles, de l’occurrence des feux de cause humaine, de l’achalandage et  du peuplement forestier. Nous devons identifier les vulnérabilités pour chacun des secteurs. Il peut arriver à l’occasion de voir une réplique d’un panneau d’inflammabilité. Si notre logo n’est pas sur le panneau, il ne nous appartient pas. Ce panneau n’est donc pas assujetti à un suivi rigoureux de notre part.  

Sans nos collaborateurs (gestionnaires de nos panneaux d’inflammabilité), il serait difficile, voire impossible, de s’assurer de la qualité et de la mise à jour quotidienne du danger d’incendie sur tout le territoire québécois.  Ainsi, nos collaborateurs comme certaines ZECS, pourvoiries, parcs et autres centres de villégiature s’engagent à mettre à jour le panneau afin d’indiquer aux usagers le bon danger d’incendie qui leur est fourni par la SOPFEU. 

Cependant, cette tâche ne se fait pas à la légère. C’est pour cette raison que nous procédons à des audits qui valident la bonne gestion des panneaux d’inflammabilité  de nos collaborateurs. Dans un délai de quatre ans, tous les panneaux doivent avoir été audités afin de s’assurer de la qualité du service.

Les audits de nos panneaux

Lorsque le personnel de la SOPFEU circule en forêt, nous leur demandons de vérifier l’état de nos panneaux, de l’emplacement et de valider le danger d’incendie. Un rapport est alors fait au Service de la prévention et de l’information de la base touchée. 
                                                                   

Annuellement, les agents à la prévention et à l’information de chacune des bases auditent des panneaux. Ils valident notamment, les éléments suivants : moyen de réception du danger d’incendie, mise à jour des coordonnées et  signature du protocole d’entente du panneau.  Lors de ces visites, les agents vérifient le danger d’incendie indiqué sur le panneau de même que son état. 


Lors des audits, nous y détectons des anomalies à corriger comme le mauvais emplacement du panneau, son état qui se détériore. Ces anomalies sont corrigées le plus rapidement possible.  Pour ce qui est de la non-conformité reliée à la mauvaise indication du danger d’incendie, des avertissements verbaux sont acheminés au collaborateur pris en défaut. Si la situation devient récurrente, un avis écrit est transmis afin de remédier à la situation. Puis, si la problématique perdure, le panneau est retiré. 

mercredi 15 juin 2016

DÉBUT DE SAISON 2016

Malgré un début de saison plutôt calme en ce qui a trait aux incendies, les derniers mois ont été passablement occupés pour le personnel de la Société. Tout d’abord, le contexte économique actuel a amené une demande du conseil d’administration à la direction générale afin de procéder à une analyse des façons de faire pour identifier des pistes dans le but de diminuer les frais de fonctionnement. Afin de réaliser cet exercice, la SOPFEU a retenu les services d’un consultant en optimisation M. Luc Godin afin de  rencontrer les services de l’organisation et de bien définir les tâches accomplies. Chapeauté par Gaétan Lemaire, directeur des projets spéciaux, les résultats de cette vaste étude seront connus cet automne.

La réalisation du Plan stratégique 2016-2019 a demandé beaucoup de travail au comité de gestion afin d’établir les enjeux et les engagements qui sont le plus susceptibles de faire avancer la Société vers les horizons souhaités. Récemment accepté par les membres du conseil d’administration, le plan sera présenté aux employés au cours des prochaines semaines.

L’implantation du système de commandement d’intervention (SCI) a nécessité un effort considérable pour élaborer les formations et par la suite une importante implication du personnel qui a reçu ces formations. Il reste encore beaucoup de travail à accomplir dans ce dossier, mais les réalisations actuelles sont très encourageantes.

Le printemps tardif et peu chargé a permis l’envoi de 42 pompiers forestiers, 2 représentants d’agence et 4 avions-citernes à Fort McMurray en Alberta, un exercice plutôt rare aussi hâtivement en saison.

En ce début du mois de juin, je souhaite à tout le personnel une belle saison 2016 et je tiens à rappeler que la santé et la sécurité doit être au cœur de chacune des actions que vous posez.