mardi 16 juin 2015

SAISON 2015

Malgré un printemps tardif, la saison de protection 2015 a débuté en force dès le 1er mai. Le nombre élevé d’incendies a forcé le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) à mettre en place une interdiction de faire des feux à ciel ouvert, le 6 mai. Au total, 61 incendies ont été recensés et 67 hectares affectés alors que cette mesure était en vigueur. En seulement 10 jours,  le nombre total d’incendies combattus s’est élevé à 169, mobilisant notre personnel ainsi que les pompiers municipaux.

Au cours de l’hiver, plusieurs rencontres ont eu lieu afin de bien identifier les besoins de nos clients en zone de protection nordique (MFFP, Affaires autochtones et Développement du Nord Canada et Hydro-Québec). Les travaux ont permis de bien cerner les besoins de détection et de vigie sur le territoire visé par l’entente. Les valeurs à protéger ont été identifiées et la présence d’incendies à proximité de celles-ci nécessitera des activités de suppression. Le défi est grand puisque le nombre d’employés demeure le même malgré l’immensité du territoire à protéger.

Comme un bon nombre d’organisations, le contexte économique nous a forcés à revoir à la baisse notre budget annuel. Pour ce faire, la mise en place de certaines infrastructures prévues au plan stratégique a été reportée. Cependant, nous avons été en mesure de mener à terme les travaux amorcés à la base de Bonnard et d’ajouter une base d’appoint à 185 km au nord du Lac-Saint-Jean. Aussi, nous avons pu maintenir la structure opérationnelle et conserver notre capacité d’intervention.

Nous devons mentionner que la SOPFEU complètera son tout premier plan stratégique à la fin de 2015. L’élaboration du prochain plan stratégique est amorcée et deux sondages seront envoyés prochainement aux membres corporatifs et à la population afin de bien cibler les attentes. Nul doute que celui-ci amènera son lot de défis pour notre organisation. 

Les indices météorologiques des dernières semaines ont permis de prêter main-forte à l’Alberta, le 23 mai, et à la Saskatchewan, le 25 mai, en envoyant deux paires d’avions-citernes. Malheureusement, le prêt de personnel, d’un minimum de 14 jours, est impossible à cette période de l’année compte-tenu du nombre restreint de pompiers forestiers et de la météo difficile à prévoir pour une durée de deux semaines.

En terminant, je souhaite à tout le personnel de la SOPFEU une belle saison 2015 et je me dois de rappeler que la sécurité doit primer dans chacune de nos interventions. 

François Lefebvre, ing.f., M.Sc.
Directeur général

PARTENARIAT ENTRE LA SOPFEU ET LES PREMIÈRES NATIONS DU QUÉBEC

Au début du mois de mai, le gouvernement Harper annonçait un programme permettant d’aider les Premières Nations du Québec à se préparer à faire face à des situations d’urgence de toutes sortes, dont les incendies de forêt. Selon les propos de Bernard Valcourt, ministre des Affaires autochtones et du Développement du Nord Canada (AADNC), « nous préparons des mesures pour faire en sorte que les Premières nations du Québec disposent de moyens pour réduire les risques de sinistres et qu’elles soient mieux préparées à intervenir lorsque des vies et des propriétés sont exposées au risque. »

La SOPFEU est associée à ce programme en mettant à contribution l’expertise de son personnel pour faire l’évaluation de la vulnérabilité des communautés aux incendies de forêt et pour proposer des moyens visant l’atténuation de ces risques. Une formation sur le combat des incendies sera également offerte permettant une première intervention par les membres de la communauté lors d’un incendie à proximité de celle-ci.

En plus des notions de combat, une attention particulière sera portée à l’analyse et au suivi des situations problématiques, sur l’acquisition d’équipements et leur entretien ainsi que les mesures à prendre afin d’assurer la sécurité et l’intégrité des personnes qui seront appelées à intervenir lors d’un incendie de forêt.

Rappelons qu’un projet-pilote avait été réalisé pour la communauté de Manawan en 2013 et 2014 et qu’un projet similaire pour la communauté de Wemotaci a débuté en 2014 et se poursuivra en 2015. Le bureau régional du Québec de l’AADNC a demandé à la SOPFEU de proposer des offres de service pour la mise en œuvre de ce programme dans de nouvelles communautés retenues par l’AADNC.

UNE FORMATION QUI PRÔNE LA RESPONSABILISATION DES COLLECTIVITÉS

Les collectivités situées en zone nordique sont établies dans un écosystème où les incendies de forêt ont toujours été présents. Les habitants peuvent y vivre en sécurité s’ils réduisent la vulnérabilité de leurs collectivités aux incendies de forêt. La protection des communautés en zone de protection nordique peut ainsi en être grandement facilitée.

Au cours de l’hiver, la SOPFEU a parrainé deux ateliers de formation sur l’atténuation des risques et la protection des collectivités. Quarante-huit personnes ont assisté à ces ateliers, principalement des employés de la SOPFEU qui ont un rôle à jouer pour la protection contre les incendies en zone nordique de même que des représentants du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs,  du ministère de la Sécurité publique,  du ministère des Affaires autochtones et du Développement du Nord Canada, du Department of Natural Resources de Terre-Neuve et Labrador, Hydro-Québec et de trois communautés des premières nations. 

La formation a été conçue afin de permettre aux résidents de secteurs propices aux incendies de forêt de se doter de connaissances et de moyens pour réduire considérablement la vulnérabilité de leur collectivité aux incendies de forêt. Ce qu’ils parviennent à faire en planifiant et en travaillant ensemble.

La formation se base sur des études et recherches démontrant que le feu ne s’étend pas comme une inondation, un glissement de terrain ou une avalanche. Le feu ne détruit pas tout sur son passage. Le feu s’étend seulement sur les lieux où il y a des matières inflammables supportant la combustion. Les faits sur lesquels la formation s’appuie :

  1. 85 % à 90 % des maisons dont la toiture n’est pas combustible et dont le dégagement est de 10 mètres résisteront au passage d’un incendie de forêt d’importance;
  2. Plus de 50 % des maisons détruites par les incendies de forêt s’enflamment en raison des étincelles;
  3. Les maisons ne s’enflamment pas toujours lorsqu’un incendie de forêt de grande intensité est à proximité.

Le risque d’ignition d’une propriété dans une zone périurbaine est déterminé en fonction de caractéristiques de la structure et des matériaux inflammables avoisinants. 

À cet égard, voici quelques exemples de mesures d’atténuation :

  1. Installer des toitures résistantes au feu comme le bardeau d’asphalte ou la tôle;
  2. Avoir des avant-toits fermés dont les évents sont grillagés;
  3. Remiser le bois de chauffage à plus de 10 m du bâtiment;
  4. Fermer l’espace sous la terrasse ou le balcon;
  5. Réduire et aménager la végétation entourant le bâtiment.

Le but ultime est de créer des collectivités capables de vivre dans un écosystème où les incendies de forêt sont présents et de pouvoir résister à leurs effets. L’atelier de formation pour les représentants locaux Intelli-feu a été diffusé par  « Partners in Protection », une association canadienne souhaitant réduire le risque de pertes causées par les incendies de forêt dans les zones habitées ou périurbaines. 

vendredi 5 juin 2015

LA SOPFEU VOUS INFORME EN TOUT TEMPS!

Vous avez consulté le site Internet de la SOPFEU dernièrement? Sans doute aurez-vous remarqué que des changements y ont été apportés. Tout d'abord, mentionnons la carte interactive en page d'accueil qui diffuse l’information en temps réel sur l'état de la situation en forêt. Aussi, nous avons ajouté des cartes à notre plateforme d'abonnement permettant de visualiser facilement les secteurs qui vous préoccupent. Il est ainsi plus facile de recevoir l’information souhaitée directement par courriel.

Vous possédez un téléphone intelligent? Téléchargez notre site optimisé ou notre application mobile pour iPhone. Vous y retrouverez, de façon synthétisée, les informations les plus consultées sur le site de la SOPFEU.

Au cours des dernières années, la SOPFEU s’est dotée de plusieurs plateformes afin de vous informer le mieux possible sur ses activités, et ce, rapidement. Pour obtenir des nouvelles en temps réel et divers renseignements sur nos activités, abonnez-vous à nos comptes Facebook et Twitter! De nombreuses vidéos et photos sont également disponibles via notre site Internet et nos comptes Youtube et Flickr.



DES POMPIERS EN MISSION DANS L'ÉTAT DE NEW YORK

En mars dernier, la SOPFEU est venue en aide au U.S. Fish and Wildlife Service (USFWS) à Long Island dans l’État de New York. Des pompiers ont été affectés pour une période de deux semaines à l’abattage des arbres au Wertheim National Wildlife Refuge, aux prises avec une infestation d’insectes s’attaquant aux pins. 

Au total, neuf pompiers forestiers et un agent de protection de la base de Roberval ont travaillé à ce projet. Les pompiers ont aimé cette expérience de travail et ont été surnommés par les autorités locales américaines « Hurricane Quebec » car ils ont exécuté la tâche trois fois plus rapidement qu’estimé au départ.

Nos pompiers ont remis une plaque commémorative aux autorités locales.
Cette plaque, sculptée dans l'un des pins abattus, est une réalisation artisanale de nos pompiers.

L’IMAGERIE À HAUTE ALTITUDE : LE PROJET CONTINUE

La saison 2014 n’a pas permis de pousser l’expérience de l’imagerie en haute altitude aussi loin que souhaité au Québec, mais une centaine d’heures de vol hors province ont cependant été effectuées en Colombie-Britannique et en Alberta. Jusqu’à maintenant, les résultats sont concluants et la méthode a fait ses preuves.

Ces données ont été analysées dans le cadre d’un projet de fin d’études à l’Université Laval par M. Édouard Moreau (pompier forestier à la base 2). Sur la base des données disponibles, il en ressort que cette méthode comporte des avantages indéniables et elle est moins limitative que l’hélicoptère pour la détection de points chauds et la délimitation de contours de feux. Ces résultats permettront de baliser le suivi de ce projet, qui est désormais réalisé par Trans Capital Air.

En 2015, l’appareil sera opéré par le même équipage que l’an dernier et sera équipé d’un capteur de pointe plus précis que le précédent. Il est composé entre autres d’une caméra infrarouge en version HD qui permet une portée d’utilisation de 20 % plus grande et qui possède un mode pour les conditions de brouillard ou de brume. En date du 16 juin, le capteur, technologie classée «armement militaire», est actuellement retenu aux douanes américaines dans l’attente du traitement de dossier d’importation. Souhaitons que le tout se règle rapidement…