jeudi 20 août 2015

POMPIER FORESTIER : UN MÉTIER PHYSIQUE!


C’est connu, être pompier forestier est un travail physique! Afin de favoriser les bonnes méthodes d’entraînement, la direction de la base principale de Baie-Comeau et le syndicat représentant le personnel saisonnier ont mis en place un comité pour étudier la question du conditionnement physique. De ce comité bipartite créé en 2010 est née l’idée des séances d’entraînement à la tâche, puis d’un parcours entièrement dédié aux pompiers forestiers. 



Interpellés par l’approche, certains ont aménagé un sentier de style crossfit en recréant certains mouvements et différentes tâches exécutés lors du combat des incendies. Le parcours est en construction depuis l’an passé et, à terme, il devrait compter huit stations. Les six stations actuellement créées permettent de faire des exercices variés :

  • Simuler un terrain avec enjambement; 
  • Monter et descendre des pentes;
  • Recréer l’effort lors de l’arrosage terrestre.

« J’ai imaginé le parcours afin qu’il sollicite plusieurs parties du corps. Puis, avec l’aide d’une kinésiologue, nous avons privilégié les exercices qui allaient renforcer les muscles sollicités sur le terrain », affirme Samuel Cardinal, un des pompiers forestiers qui a amorcé le projet. Adepte d’entraînement physique, il a apprécié l’aide de cette professionnelle. Ensemble, ils ont pu identifier les risques de blessures et ainsi, améliorer certains modules et en éliminer d’autres, initialement prévus. 



Par la suite, plusieurs pompiers forestiers ont mis la main à la pâte pour débroussailler le parcours, faire appel à la machinerie lourde pour aménager le terrain, scier et teindre le bois nécessaire et monter les modules d’entraînement qui ont été déployés dans l’entrepôt de la base avant d’être installés. Pour Claude Tremblay, directeur de la base principale de Baie-Comeau, il était impératif que les principaux intéressés s’approprient le parcours : « Nous croyons fermement que l’amélioration de la condition physique de nos pompiers forestiers a des répercussions positives sur la santé et la sécurité au travail, sur le coût des incendies et l’efficience de nos ressources et ultimement, sur la qualité du service rendu à nos membres. » 
  










Déjà, le parcours est un succès! Lorsqu’ils ne sont pas affectés au combat des incendies, les pompiers forestiers ont 90 minutes d’entraînement physique à leur horaire tous les matins. « Les gars sont très motivés! Ils vont s’entraîner ensemble », remarque Samuel Cardinal. Le parcours et les modules devraient être terminés au cours de la saison 2016.

Merci à ceux qui se sont impliqués dans ce projet : Samuel Cardinal, René Lajoie, Andrew Choinière, Peter Langlais, Joël Ouellet, Pascal Bussières, Alexandre Grenier, Florian Xénard, Dave Pageau, Steve Lapointe, Kevin Massicotte, Mathieu Renaud, Pierre Leblanc-Goulet, Ugo Le May et Joachim Lecoutre.

mardi 11 août 2015

RÉCIT D'UNE MISSION HORS PROVINCE

Le peu d’activités de la présente saison de protection au Québec fait contraste avec ce que les provinces de l’Ouest canadien ont vécu jusqu’à présent. La Société de protection des forêts contre le feu a donc été en mesure de répondre favorablement à plusieurs demandes d’aide de ces provinces pour des avions-citernes, des équipements de lutte et du personnel.

En juillet, c’est près de 110 pompiers forestiers québécois qui ont participé à deux missions en Alberta et au Manitoba. Nous vous invitons à écouter l’entrevue réalisée par la journaliste Frédérique Brais-Chaput, de la radio CHEF-99 de Matagami, qui a recueilli les commentaires des pompiers forestiers Jean-François Langevin et Félix Morin-Parent au retour d’un séjour à The Pas, au nord du Manitoba.

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mercredi 5 août 2015

IMPLICATION DU PERSONNEL EN SANTÉ ET SÉCURITÉ

Le combat des incendies de forêt comporte des risques inhérents qui ne se limitent pas qu’au seul travail sur la ligne de feu. Une multitude d’activités peuvent être à l’origine d’incidents ou de blessures. C’est pourquoi la Société de protection des forêts contre le feu se fait un devoir de bien identifier et définir les sources potentielles de risques et d’y apporter rapidement des correctifs qui assureront la sécurité et l’intégrité de l’ensemble de son personnel.

À ce chapitre, l’apport des travailleurs est essentiel. En plus de signaler des situations problématiques, ils sont également appelés à faire partie des solutions en proposant des pistes d’amélioration tant au chapitre des méthodes de travail que des outils et équipements utilisés. L’échange d’information entre les différentes bases que ce soit par l’entremise des comités de santé et sécurité ou par des projets spéciaux permet de mettre en commun les différentes expertises des travailleurs.

Les rampes mobiles pour les barils de carburant en sont un bon exemple. La manipulation de ces barils de 205 litres peut être une source de maux de dos ou de blessures aux mains et aux pieds. Après quelques essais et erreurs, une nouvelle méthode de travail a été élaborée et fait maintenant partie de la procédure provinciale d’embarquement/débarquement des barils de carburant dans les camions.



L’ingéniosité et le savoir-faire des pompiers forestiers ont permis une fois de plus de réaliser un outil original qui répond adéquatement au besoin. D’ailleurs au fil des ans, quelques innovations émanant du personnel ont été soulignées lors de différents congrès régionaux et provinciaux de la commission de santé et sécurité au travail (CSST).